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La ligne invisible du
Nord
L’une
des grandes nouvelles de l’année au Québec est sans aucun doute la mise en
action du « Plan Nord » par le gouvernement libéral de M. Jean
Charest. Mais qu’est-ce que le Plan Nord
? Le nouvel Eldorado québécois ? Un espace à mettre en valeur ? Ou bien un
futur scandale à saveur politique, économique ou environnemental. Honnêtement, je ne peux me prononcer sur la
finalité de ce futur « chantier d’une génération ». Ce que j’espère toutefois, c’est que ce
projet sera bien exécuté et que les générations actuelles et futures pourront
en profiter dans un environnement sain et protégé.
D’une
façon très simpliste, le territoire d’application du Plan Nord est tout ce qui
se trouve au nord du 49e parallèle de la province du Québec. Ce
territoire représente à lui seul près de 72 % de la superficie du Québec, soit
environ 1,2 million de km2, c’est-à-dire deux fois la superficie de
la France. Impressionnant n’est-ce pas ! Mais l’aspect que je veux mettre
en lumière aujourd’hui est le développement du secteur minier par l’entremise
du Plan Nord. Récemment, j’ai constaté
que les gens que je rencontre n’ont qu’une phrase en tête lorsque je leur
annonce que j’étudie présentement comme ingénieur minier : « Ah, tu
vas avoir beaucoup de travail grâce à Jean Charest et son Plan Nord » me répondent-ils
avec un petit sourire en coin. C’est
amusant de voir à quel point les gens peuvent associer un projet ou un
événement à son porte-parole. Je tiens donc
à éclaircir un point dans cet article et surtout à spécifier que cela n’est
aucunement en lien avec mes opinions politiques… Ce n’est pas Jean Charest qui va construire ou
mettre en activité de nouvelles mines dans le nord du Québec, mais bien les sociétés
minières privées. La mise en activité
d’une mine est un processus long et surtout très coûteux et dans un marché financier
aussi volatil que présentement, chaque investissement entrepris par une société
minière privée est doublement analysé.
Donc, malgré toutes les discussions ou rencontres qu’un représentant
gouvernemental pourrait avoir avec une société minière afin de promouvoir la
construction d’une mine, si ce groupe d’investisseurs ne perçoit pas la
possibilité de réaliser un profit « X » et bien la réponse sera
simple ; le projet ne verra pas le jour.